Décembre 16 2018

Une cérémonie de commémoration pour les 100 ans de la mort de Stefanik

A l’occasion de la commémoration des 100 ans de la mort de Milan Rastislav Stefanik, une cérémonie s’est tenue ce mardi 27 novembre 2018 au mont Faiere à Sainte Amélie en présence notamment de Vaihere Tehei, archiviste et directrice du marché à la mairie de Papeete, et de représentants de l’armée. Une délégation slovaque a fait spécialement le déplacement afin d’honorer ce grand homme, un événement particulier qui a été marqué par la pose de deux plaques commémoratives réalisées en Slovaquie.

Il fut une époque où Papeete avait son observatoire sur les hauteurs de Mont Faiere, à Sainte Amélie.
En 1910, le bureau des longitudes et le bureau central météorologique envoient Milan Rastislav Stefanik à Tahiti pour y construire le premier observatoire astronomique de l’hémisphère sud, en vue du passage de la comète de Halley et de l’éclipse solaire du 28 avril 1911.
L’astronome consacra toute son énergie à ce projet qui comprenait une simple construction en bois dotée d’une coupole abritant un télescope et des appareils nécessaires aux observations. Il fonda également huit stations météo dans les îles (Rapa, Tuamotu et Marquises). L’observatoire du mont Faiere fut détruit en septembre 1948 par un incendie.

Milan Rastislav a été astronome, politicien, général et diplomate slovaque. Il a voyagé à travers le monde au service du gouvernement français. Ses expéditions à Tahiti et en Equateur lui ont valu la Légion d’Honneur. A la place de l’observatoire, une stèle commémorative a été érigée, inaugurée en octobre 1994. Elle rend hommage à l’œuvre du chercheur tchèque. Milan Rastislav Stefanik était surnommé "Taata hi’o feti’a", (l’homme qui regarde les étoiles).

A son retour à Prague, il n’oubliera jamais Tahiti dont il parlait souvent. Dès 1915, il consacre son activité à la création d’un Etat indépendant pour les tchèques et les slovaques. Il persuade le gouvernement français de soutenir la cause tchécoslovaque et il fonde le Conseil National Tchécoslovaque. En octobre 1918, il est nommé ministre de la guerre du premier gouvernement de Prague. Le 4 mai 1919, il trouve la mort dans le crash de son appareil à Bratislava juste avant l’atterrissage.