Décembre 10 2019

Une maison ancienne, où a vécu Charles Nordhoff, bientôt détruite

Face à l'Institut Malardé, l'une des rares anciennes maisons en bois de la ville, ayant appartenu à Charles Nordhoff, célèbre pour notamment avoir été l'un des co-auteurs des Révoltés de la Bounty, fera bientôt partie du passé. En théorie, elle devrait être détruite début décembre. A sa place, bientôt, son propriétaire fera construire une résidence de cinq étages.
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"Cette maison a appartenu à Charles Nordhoff. Ce dernier est l'un des deux auteurs des "Révoltés de la Bounty". Il l'aurait construite de ses mains. Nordhoff s'est installé à Tahiti dès 1920, il a épousé une Tahitienne et allait souvent se promener dans les îles. Et avec son compère James Norman Hall, qui a été comme lui aviateur durant la Première guerre mondiale, sur le front français et dans l'escadrille américaine, ils ont écrit des romans, ils en ont fait huit", raconte l'historien Yves Babin.

"Les plus célèbres sont naturellement "Les révoltés de la Bounty" dont on a tiré le premier film dans les années 30 avec Charles Lawton. Et puis un deuxième ouvrage, "The Hurricanes", qui est aussi devenu un film. Le dernier roman qu'ils ont réalisé ensemble date de 1939, juste avant la guerre", poursuit-il.




Pour l'homme d'histoire, cette maison se démarque "surtout parce qu'il y a eu un homme important qui y a vécu. La commune de Arue a tiré énormément d'avantages (ndr : avec la Maison Hall), c'est dommage qu'on n'ait pas pu faire pareil pour celle-ci, d'autant qu'il y a une autre maison, dans la rue Venus, la maison Rey, qui est très bien entretenue."

La maison qui s'apprête à disparaître était auparavant détenue par Jessie Lanteires. Elle est aujourd'hui la propriété de Kitty Salmon, son neveu, qui y a passé ses jeunes années ; ce dernier y fera prochainement construire une résidence de cinq étages, n'ayant pas voulu "garder ça" (l'ancienne bâtisse) simplement "en souvenir"...



Daniel Gillet, l'actuel locataire.



Yves Babin, à l'intérieur de la maison, située face à l'Institut Malardé.